Elle se fait deux mois avant la rentrée française, en juin, après les grandes vacances d’avril-mai où les écoles sont fermées pour grosses chaleurs, oscillant entre 35 et 40 °. Il fait si chaud la nuit que les habitants du village sortent leurs « boutis », des matelas en coton confectionnés en superposant plusieurs épaisseurs de saris assemblés à la main au long point. Ils dorment dehors, sur les toits des maisons. L’électricité n’est pas toujours au rendez-vous, notamment dans les campagnes qui ne sont pas une priorité du gouvernement. C’est le cas du village où se trouve l’atelier des Indïgotines, où sont réalisés à la main les plaids et couvre-lits. Les ventilateurs ne marchent pas tout le temps.
Héritage de l’Empire britannique, l’école est obligatoire. Tout comme le port de l’uniforme qui est de rigueur dans les écoles gouvernementales comme dans les écoles privées, en coton, beige, le plus souvent bleu, marine ou ciel. Les jours d’anniversaire, on vient avec sa plus belle tenue personnelle, l’uniforme reste à la maison.
Certains de nos plaids s’inspirent de cette tenue et de ces couleurs gaies.
L’apprentissage se fait en répétant à tue-tête et à voix haute (très haute). Dans certaines écoles avancées, on enseigne le yoga et les valeurs civiques, et on se range en « file indienne ». Toujours dans certaines écoles, le déjeuner est fourni par l’école, on est alors assuré que les enfants notamment des
villages reculés feront au moins un repas correct dans la journée.
Le covoiturage se pratique allègrement, et les élèves s’entassent dans les rickshaws ou « tuk tuk » pris d’assaut, pour les plus fortunés, ou à califourchon sur les deux roues qui semblent conçus pour porter la terre entière, et toujours dans la bonne humeur !